
Nous habitons à Pégomas et à 40 ans, nous reprenons le karaté dans un petit club dirigé par François Giornelli, un grand professeur de karaté et nous sommes comme avant ceinture marron.
Nous découvrons avec difficulté mais bonheur un nouveau style incroyablement différent, le WADO RYU… François est notre guide… On adore immédiatement le Wado avec ses techniques tellement difficiles d’esquives, de contre-attaque et de chutes.
François nous inscrit à des stages d’un certain Monsieur Fukazawa… trop génial, un monstre !
Et puis tout s’enchaine, un autre grand Monsieur vient régulièrement dans notre petit dojo à Pégomas, c’est Alain Ferry, une bombe atomique de fluidité, d’explosivité, de précision, de technique.
Et depuis 20 ans, je vois Alain superviser très régulièrement notre club avec grande gentillesse et fidélité. Il nous fait progresser dans le détail mais ce qui est aussi incroyable chez lui, c’est qu’il continue inlassablement à se perfectionner et à s’améliorer, c’est un maître, car il en a aussi l’esprit.
Je vous raconte une anecdote avec lui au restaurant après un stage :
Il me demande ce que je recherche dans « notre » karaté et je lui réponds : « le Wado Ryu est un fruit délicieux et je tente avec difficulté et du temps d’en apercevoir un jour le noyau, même de loin ».
Puis je le questionne à mon tour : « toi tu l’as trouvé depuis bien longtemps le noyau, alors que cherches-tu ? » et il me répond immédiatement en riant : « le noyau n’est pas la finalité, je cherche le centre du noyau ».
